Une cuverie en inox ne se juge pas à son apparence : un équipement bien conçu peut fluidifier vos vendanges ou, à l’inverse, devenir un point de blocage. Avant tout investissement, l’analyse repose sur deux critères déterminants : les besoins de volume en période de pic et les contraintes quotidiennes du chai (accès, réseaux d’eau chaude et d’eau froide). Ce diagnostic sécurise le choix de la cuverie, du petit domaine à la cave structurée. Depuis 1950, Faupin, entreprise familiale, s’appuie sur trois générations d’expertise pour offrir un conseil transparent.
La cuve de vinification : un élément central du processus œnologique
Une cuve structure le processus qui transforme le raisin en vin. Elle reçoit la vendange, stabilise la fermentation, puis facilite l’écoulage, la séparation et le nettoyage. Une cuve bien conçue évite les zones mortes, limite les pertes et sécurise chaque étape. Dans un chai étroit, l’accès au trou d’homme et la hauteur de travail comptent autant que le volume. Dans un domaine de Loire, la priorité va souvent vers une régulation fiable de la température.
Sur un rouge, la cuve doit accepter les gestes d’extraction avec une technique régulière :
remontages ;
pigeages ;
délestages ;
Une trappe de décuvage et un fond adapté réduisent la pénibilité. Sur un blanc, l’objectif est la protection du jus et la netteté aromatique.

Les différents matériaux de cuverie : inox, béton, bois et leurs caractéristiques
Le matériau oriente le style et le temps de travail. L’inox domine aujourd’hui, car il reste neutre et se nettoie facilement. Il répond également aux contraintes sanitaires et alimentaires. Faupin aide à sélectionner des options utiles, comme une thermorégulation simple.
Le béton apporte une inertie thermique appréciée sur certains profils. Il peut soutenir une évolution plus lente, avec une oxygénation douce. En contrepartie, l’entretien demande une discipline stricte. Le bois reste un repère pour l’élevage : il marque le vin par le grain, la texture et un arôme spécifique.
Faupin Distribution s’appuie sur des partenaires industriels reconnus pour les cuves inox standard, dont Speidel. Lorsque l’implantation exige une intégration au bâtiment, Amos Industrie peut répondre. Cette double compétence crée un avantage concret : un pilotage unique du projet.
Les principales techniques de vinification en cuve
Le processus de fermentation et l’importance du contrôle de température
Sur un blanc aromatique, une cuve de vinification avec un échange thermique adapté protège la finesse. Sur un rouge plus extrait, un pic de température excessif durcit les tanins et brouille le fruit. La maîtrise thermique protège donc la qualité et réduit les interventions d’urgence.
L’analyse repose sur des éléments concrets : volume au pic, isolation, puissance frigorifique, cadence de remontage, temps disponible pour le lavage. Cette approche sécurise le processus et fournit une méthode de réglage claire. Un second repère concerne la vinification elle-même : durées de cuvaison et objectifs d’extraction. Un vigneron perçoit rapidement l’écart entre une consigne tenue et une consigne subie.
La micro-oxygénation et son impact sur les tanins et les arômes
La micro-oxygénation apporte de très petites doses d’oxygène pour assouplir les tanins et stabiliser la couleur. Son impact dépend du vin, de la maturité et du suivi. Sur un rouge, un dosage fin peut améliorer l’équilibre, mais un excès peut appauvrir l’expression aromatique. Dans une cuverie en inox, l’étanchéité et la qualité des raccords restent donc centrales.
Un domaine peut viser un toucher plus soyeux après décuvage, ou une intégration plus rapide sur un lot destiné à une mise précoce. Faupin encadre ces choix :
- accessoires adaptés ;
- points d’entrée propres ;
- suivi régulier selon une méthode définie avec vous ;
Cette conduite protège l’arôme et favorise une évolution plus stable du vin. Une seconde phase de micro-oxygénation se discute au cas par cas.
Choisir le bon modèle de cuve de vinification

Comparer les formes et tailles des cuves selon les types de vins
La forme influence le travail sur le marc et sur les lies. Une verticale cylindrique reste polyvalente et s’intègre facilement dans une cuverie de vinification. Une tronconique peut aider l’extraction, car elle concentre le chapeau. Une cuve avec porte de décuvage réduit la pénibilité et garde le chai propre. Le type de fond modifie également l’écoulage : plat pour la polyvalence, conique pour une vidange plus nette.
La taille suit vos lots et votre cadence. Faupin traduit le besoin en implantation et en circulation, puis sécurise le choix par une visite et des repères concrets. Cette étape apporte un second avantage : une réduction de la manutention.
L’impact du choix de cuve sur la qualité du vin et l’organisation du chai
Une cuve adaptée stabilise l’hygiène, la régulation et le confort de travail. Elle limite les manipulations et réduit l’oxygénation subie. Elle rend l’utilisation plus régulière et protège la qualité d’un millésime à l’autre. Elle facilite également le plan de stockage grâce à des volumes cohérents pour l’ouillage.
Situation fréquemment rencontrée chez Faupin : un domaine qui vinifie des lots de 20 à 40 hl, avec décuvage rapide et peu de pertes, recherche une cuve sur socle avec des piquages positionnés à la bonne hauteur. Ce critère conduit vers un produit pensé pour cette vinification, comme la cuve FOSV version vinification sur socle. Ce type de cuve libère de la place pour la tuyauterie, facilite l’écoulage et réduit les zones de rétention. L’impact se constate rapidement sur la propreté au décuvage et sur le temps de lavage.
Entretien et gestion opérationnelle des cuves
Les meilleures pratiques d’entretien pour assurer une longue durée de vie
Une cuverie en inox dure longtemps si l’entretien suit une routine stable. Après vidange :
- rinçage ;
- lavage alcalin ;
- traitement acide si nécessaire ;
- désinfection avant toute nouvelle utilisation ;
Les points sensibles restent les joints, les vannes, les soudures et les filetages. Une petite dose d’huile de grade alimentaire, appliquée sur une pièce mécanique selon la notice, limite les grippages. Une seconde application est parfois nécessaire sur les articulations des portes. Sur l’inox, un rinçage immédiat évite la formation de croûtes.
L’entretien varie selon le matériau. Le béton demande une vigilance accrue sur les dépôts. Le bois impose un protocole sanitaire strict, notamment lors de l’élevage. Faupin conseille ces routines, fournit les pièces détachées et assure un service après-vente réactif, avec une présence renforcée pendant les vendanges.
Les étapes essentielles après la vendange : éraflage, pressurage et stockage
Après la vendange, chaque étape guide la suivante : éraflage, pressurage, puis stockage. Sur un rouge, l’éraflage influence la structure tannique. Sur un blanc, le pressurage conditionne la finesse. Le stockage exige ensuite des volumes adaptés à l’ouillage et une hygiène sans compromis. Une cuverie en inox facilite ces rotations, notamment lorsque le domaine sépare vin clair, lies fines et bourbes, grâce à un matériau facile à laver et à un écoulement complet du raisin pressé.Ces opérations s’intègrent dans l’équipement global du chai. Faupin Distribution propose tables de tri, convoyeurs, pressoirs, pompes et matériel de mise en bouteille. Amos Industrie réalise les adaptations nécessaires pour rendre l’ensemble fluide, avec une fabrication sur mesure lorsque le bâtiment impose une contrainte. La livraison et l’installation sont organisées, puis la mise en route est accompagnée.

